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Informations générales à propos du suicide


Parler de soi, de ses difficultés, s’avère souvent difficile. Beaucoup de personnes préfèrent se taire, en espérant s’en sortir seules ou en espérant des jours meilleurs. Le repli sur soi et l’isolement peuvent aggraver une sensation d’échec mais aussi augmenter la perte de confiance et d’estime de soi.

On associe souvent le suicide à un événement précis. Or, un seul événement n’explique pas cet acte mais il peut être l’élément « en trop », la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il s’agit d’un ultime élément qui vient clore une spirale négative dans laquelle la personne s’est sentie, petit à petit, enfermée.


Comment repérer la souffrance suicidaire ?

La personne peut cumuler une série de signes auxquels nous pouvons être attentifs et sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour aller au devant d’elle, lui faire part de notre inquiétude afin d’initier un possible dialogue. Cependant, l’impulsivité de certains passages à l’acte est telle qu’elle nous laisse parfois démunis.

Quand les idéations suicidaires s’installent, le comportement peut se modifier, le discours peut être porteur de messages à décoder. Autant de signes qui peuvent nous aider pour autant que nous ne les banalisions pas :

  1. Perte d’estime et de confiance en soi ;
  2. Communication d’idées suicidaires ou de désespoir, directes et ou indirectes : « je veux en finir, je voudrais m’endormir pour toujours, vous seriez tranquille sans moi, ma vie est inutile… » ;
  3. Désintérêt ou surinvestissement de la réalité du quotidien ;
  4. Irritabilité, dépression, absence de réaction après une perte ou événement majeur ;
  5. Plaintes somatiques persistantes ;
  6. Changement de comportement : hyper activité ou retrait ;
  7. Consommation abusive de médicaments ou drogues ou alcool
  8. ...

Comment écouter et que répondre à un proche qui a des idées suicidaires ?

Qu’il soit masqué, caché ou évoqué, un signe de mal-être demande à être recueilli et retourné à la personne qui l’émet : « tu sembles vivre quelque chose de difficile… », « je m’inquiète pour toi… ». Aller à la rencontre de l’autre permet d’établir une relation à l’intérieur de laquelle la personne, reconnue dans ce qu’elle vit de pénible, peut se déposer et se sentir moins seule face à sa situation.

Si la personne nous communique des idées de suicide ou nous montre des comportements suicidaires, il faut avant tout l’écouter, ne pas la juger et ensuite :

  1. Reconnaître sa souffrance : « je me rends compte que tu traverses des moments difficiles… que tu crois que tu n’arriveras pas à…, que tu te sens…., que tu penses au suicide. ».

  2. Rester authentique : ne pas s’engager au-delà de ses possibilités, ni se sentir responsable de la vie de l’autre. Nous sommes responsables de nos attitudes et de ce que nous proposons à l’autre. Ainsi, si ce que l’autre nous confie nous perturbe, nous pouvons lui répondre : « nous voudrions t’aider mais nous-mêmes sommes dans l’embarras et nous allons chercher, avec toi, d’autres personnes vers lesquelles tu pourrais te tourner ».

  3. Ne pas rester seul : ni celui qui souffre, ni celui qui écoute. Ceci signifie que nous allons nous en référer à d’autres (professionnels et/ou autres) pour soutenir la personne en souffrance : « Prenons le temps de parler à d’autres personnes de ce que tu vis. A plusieurs, on a plus de ressources ».

La prévention de l’acte suicidaire commence dans la relation que l’on noue ou que l’on entretient avec celui qui montre son mal-être. S’engager dans cette relation, selon ses ressources et ses limites, permettra peut-être à la personne de sortir de son enfermement et de reprendre pied sur une terre ferme en croyant à nouveau à d’autres possibles.

 
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